Confessions d'une radine de Catherine Cusset

Publié le par Vera Brieuc

Confessions d'une radine de Catherine Cusset

"Je suis radine mais j'aimerais ne pas l'être. La première victime de ma radinerie, c'est moi. En effet je crois que vivre c'est dépenser, jouir, donner sans compter. Surtout, ne pas compter. Je peux me mettre en colère contre moi. Je peux réagir contre. Il n'en reste pas moins : mon premier instinct, c'est d'être radine. Je finirai comme grand-maman : invitant les autres, payant avec mon fric laborieusement économisé. Je serai la femme-qui-paie-plus-vite-que-son-ombre, mais je resterai la radine : celle qui calcule. Parfois je me demande si c'est par radinerie aussi que j'écris. Pour que rien ne se perde. Pour recycler, rentabiliser tout ce qui m'arrive. Pour amasser mon passé, le constituer en réserve sonnante et trébuchante. Pour y entrer comme dans une salle au trésor et contempler mes pièces d'or. Pour investir et faire fructifier mon capital de sensations et de douleurs. "

Que dire ?

C'est la première fois que je me retrouve à écrire une critique d'un roman et que je ne trouve rien de positif à dire sur celui-ci.

Je vais essayer d'être plus clair : l'idée de parler du thème de la radinerie aurait pu être drôle mais, dans ce livre, l'auteure raconte sa radinerie sans aucun humour ni second degré. J'ai trouvé la narration sans relief. Je l'ai quand même lu jusqu'à la fin (rien d'exceptionnel car il se lit très vite) mais même la chute est inexistante.

Je suis désolée pour ceux et celles qui ont aimé cet ouvrage mais je conseillerais plutôt, pour les lecteurs qui aurait pu être intéressé, de lire un autre roman "Les tribulations d'une caissière" d'Anna Sam (cf article du 9 janvier 2016).

Publié dans Détente

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